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Troisième génération, non-témoins, “petits-enfants de la Shoahˮ ?

Affiche
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Date(s)

le 27 avril 2026

17h
Lieu(x)

Site Tanneurs

Salle des Actes (203) | Sur Teams

Séminaire Écritures et concepts en mouvement

Comment des écrivains qui n’ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s’est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009).
Cet essai est consacré à l’ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu’il s’agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d’auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire.
L’analyse de ces œuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d’un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l’utopie qui consiste à croire que l’on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.

Aurélie BARJONET est professeure de littérature comparée à l’université de Lille, spécialiste des textes écrits par les « petits-enfants de la Shoah » ainsi que d’Émile Zola. Elle a récemment publié L’Ère des non-témoins. La littérature des « petits-enfants de la Shoah » (Kimé, 2022) et, avec Timo Kehren, La Mondialisation des lettres. Enjeux de la circulation transnationale du naturalisme (Presses Sorbonne nouvelle, 2025). Avec Ivan Jablonka, elle vient de diriger un recueil d'entretiens sur l'écriture contemporaine engagée (Écrire le réel. Quand le monde redevient lisible Denoël).

Publications récentes :
- avec Ivan Jablonka : Écrire le réel. Quand le monde redevient lisible (Denoël)
- avec Yona Hanhart-Marmor : Les Femmes et la Shoah (Fabula)